Lâattente fût longue ! Voilà bientôt six ans que le Stade ne joue plus les premiers au sein de lâélite du rugby français. Six ansâune longue descente aux enfers, avec un changement de président et le départ de lâemblématique Guy Novès pour le XV de France. Six ans que le jeu se détériore petit à petit. Fini les grandes envolées du début des années 2000 place à jeu stérile, laid, sans saveurs ⦠Heureusement, la saison 2017-2018 semble être celle du renouveau. On a enfin retrouvé le Stade que lâon aime,celui qui joue debout, qui se fait des passes sans cesse, mais que ce fût long ! Retour sur les dernières saisons du Stade et ce qui lâattend pour la saison prochaine.
Une purge pendant six ans
Chaque année on se demandait si on pouvait faire pire que la saison précédente. Et chaque année, la réponse était oui ⦠Jusquâà la saison dernière et cette historique 12ème place, même pas qualifié pour les phases finales du championnat, une première depuis près de 40 ans. Comment un club aussi prestigieux, longtemps le plus gros budget du championnat, club formateur de nombreux internationaux français a pu tomber aussi bas en seulement cinq ans ? La faute en partie à un effectif de « sénateurs »,tellement habitué à gagner quâils en avaient perdu lâenvie ? Un style de jeu trop « à lâancienne » alors que le rugby se joue de plus en plus sur lâimpact physique ? Les méthodes du guide Guy Novès qui avaient fait leur temps ? Des guerres internes au sein de la direction ? Sûrement un peu des quatre ⦠Toujours est-il que cette époque semble révolue.
Un avenir prometteur
Lâavenir semble bien plus radieux au Stade. Déjà cette année, avec les arrivées de Dupont, Holmes et Kolbe les choses semblent aller mieux. Le jeu est plus fluide, plus plaisant à regarder, plus efficaceégalement. Cheslin Kolbe nâa pas tardé à devenir le nouveau chouchou du stade Ernest-Wallon et en est déjà à 7 essais cette saison.
Mais la raison pour laquelle le Stade est de retour au premier est lâémergence dâune nouvelle génération de joueur talentueux formés au club.Baille, Marchand, Aldegherri, Neti, Verhaeghe, Cros, S. Tolofua, Ramos, Bonneval, Poï, NTamack représentent lâavenir du club le plus titré de France.Ils impressionnent déjà par leur maturité et leurs performances. La première ligne 100 % Made in Toulouse a fait souffrir plusieurs pack cette saison. Et Romain, le fils dâEmile, brille de mille feux avec les â 20 ans du XV de France. Câest cette génération qui va permettre au Stade de se relever et de retrouver son rang. Lâarrivée confirmée du « papy » Néo-Zélandais Jérôme Kaino (34 ans, 67 sélections avec les All Black) sera également profitable pour la jeune génération. Il saura les encadrer et leurs montrer la voie afin de regagner des titres qui fuient le Stade depuis 2012.
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