
Avec moins de trois heures de vol depuis Blagnac, Marrakech est devenue l’une des escapades préférées des Toulousains, en particulier entre la Toussaint et le printemps, quand le soleil se fait rare sur la Garonne. On y vient pour la médina, les souks et la place Jemaa el-Fna. Et beaucoup repartent en disant que le plus beau souvenir du séjour était ailleurs : à une heure de route, au pied de l’Atlas, dans la vallée de l’Ourika.
Une autre planète à une heure de la médina
La route quitte Marrakech vers le sud-est, traverse une plaine d’oliviers, puis s’engouffre entre des versants de terre rouge. La température baisse de quelques degrés, l’oued Ourika apparaît, bordé de noyers, de vergers et de jardins en terrasses. Les villages berbères s’accrochent aux pentes, construits en pisé de la même couleur que la montagne.
Au bout de la route, le village de Setti Fatma marque le départ du sentier vers les cascades. La montée se fait à pied, parfois en s’aidant des mains sur les rochers, et récompense les marcheurs par une série de chutes d’eau en étages. En contrebas, les restaurants installent leurs tables au bord de l’oued : on y déjeune d’un tajine, les pieds presque dans l’eau.
Ce qu’une journée dans l’Ourika permet de voir
La vallée se parcourt facilement en une journée depuis Marrakech, à condition de ne pas vouloir tout faire. Les étapes les plus courantes :
- Les cascades de Setti Fatma, point d’orgue de la journée, à aborder avec de bonnes chaussures.
- Le souk de Tnine Ourika, qui se tient le lundi, comme son nom l’indique en arabe : un marché rural loin des étals touristiques.
- Un village berbère, où certaines familles ouvrent leur maison pour un thé à la menthe et un aperçu de la vie en montagne.
- Les jardins et safranières de la basse vallée, qui expliquent la culture des plantes aromatiques et du safran.
Organiser la sortie : voiture, taxi ou excursion encadrée
Trois options s’offrent aux voyageurs. La voiture de location laisse une liberté totale, mais la route de l’Ourika est sinueuse, fréquentée le week-end par les Marrakchis qui fuient la chaleur, et le stationnement près de Setti Fatma est vite saturé. Le grand taxi collectif est économique mais peu pratique pour s’arrêter en route.
La troisième solution, la plus choisie par les familles et les petits groupes, consiste à réserver une excursion Ourika à la journée avec prise en charge à l’hôtel ou au riad. Le transport, les arrêts et la montée aux cascades sont organisés par des guides de la vallée, qui connaissent les sentiers et les villages. On évite ainsi la question du parking et l’on profite de la route au lieu de la conduire.
Les conseils pour en profiter pleinement
- Partir tôt : en arrivant à Setti Fatma avant 10 heures, on monte aux cascades avant la foule.
- Prévoir des chaussures fermées : le sentier est rocailleux et parfois glissant près de l’eau.
- Garder une couche chaude : même en été, l’air se rafraîchit nettement en fin de journée.
- Emporter de la monnaie : les petits achats, le thé et les pourboires se règlent en dirhams.
- Surveiller la météo : après de fortes pluies sur l’Atlas, l’oued monte vite. La vallée garde la mémoire de la crue meurtrière d’août 1995.
La meilleure saison
Le printemps est la saison reine : les arbres fruitiers sont en fleurs, les cascades bien alimentées par la fonte des neiges et la chaleur encore supportable. L’automne offre des couleurs superbes et une fréquentation plus calme. L’été reste possible, la vallée étant justement le refuge des habitants de Marrakech quand la ville dépasse les 40 degrés. En hiver, les sommets enneigés en toile de fond valent à eux seuls le déplacement.
Pour les Toulousains, la bonne nouvelle est que ces saisons coïncident avec les vacances scolaires de la zone C. Reste à choisir son vol : nous avions fait le tour des compagnies qui relient Toulouse à Marrakech. Une fois sur place, gardez une journée entière pour l’Ourika : c’est souvent celle dont on parle le plus au retour.