
Après le décès dâun proche, se pose généralement le problème crucial de la succession, notamment en cas de présence dâun bien immobilier, dont la transmission nécessite des démarches spécifiques.
La législation impose en effet certaines règles et formalités strictes à accomplir, afin de pouvoir recevoir un héritage. Vous retrouverez dans cet article tout ce quâil faut savoir sur les étapes à suivre dans le cas dâune succession impliquant un bien immobilier.
Tout savoir sur la succession et lâhéritage
Lâhéritage désigne le patrimoine successoral, qui inclut lâensemble des biens ou créances revenants aux ayants droits dâune personne décédée. Les héritiers peuvent être des ascendants, des descendants, des frères et sÅurs, des amis ou autres proches.
Les droits de succession sont les règles et liens qui régissent les héritiers entre eux et envers leur proche défunt, et qui sont indiqués dans le code civil.
Le règlement dâune succession immobilière comprend plusieurs étapes. Le délai total pour le règlement dâun héritage est dâenviron 6 mois, mais il peut varier selon les spécificités de chaque dossier.
La durée totale peut en effet être influencée par la plus ou moins bonne entente entre les héritiers, le volume des biens et des dettes, la présence dâayants droits dâautres nationalités, ou de biens situés à lâétranger.
Faire appel aux services dâun notaire
La première démarche à accomplir pour hériter dâune maison familiale est de faire appel aux services dâun notaire. Son choix est complètement libre pour les héritiers, qui doivent se mettre dâaccord.
Le recours à un notaire est obligatoire dans le cas dâune succession immobilière, car celle-ci implique la rédaction dâactes pour répertorier les héritiers légaux ou testamentaires, ainsi que la part de chacun.
Le notaire a également pour rôle dâévaluer les biens immobiliers tout en déduisant les crédits de la personne décédée. Il établit ensuite une attestation de propriété qui certifie la transmission du bien, et procède au règlement de lâhéritage.
Ãtablir lâacte notarié
Le notaire choisi devra ensuite établir lâacte notarié, qui dresse la liste des personnes pouvant hériter du bien immobilier, en précisant la part de chacun. Cette étape exige de chacun des ayants droits de fournir tous les documents justifiant sa situation familiale, afin de pouvoir identifier précisément les personnes concernées par lâhéritage. Il leur sera ainsi demandé de fournir les contrats de mariage, les livrets de famille, les jugements de divorce, ou les attestations de décès pour les veufs.
Cette étape doit tenir compte de la présence éventuelle dâun testament ou dâune attestation de donation, ayant été effectués par le défunt avant sa mort.
Dresser le bilan du patrimoine du défunt
Une fois lâacte de notoriété établi, le notaire dresse le bilan complet du patrimoine appartenant au défunt.
Le bilan du patrimoine inclut les biens, les comptes bancaires, les valeurs immobilières, le mobilier avec la valeur de chaque élément, ainsi que les dettes du défunt.
Pour cela, les héritiers doivent fournir tous les documents utiles, comme les titres de propriété des biens immobiliers, les relevés bancaires, les livrets dâépargne, les factures, etc. Cette étape a pour objectif dâévaluer à sa juste valeur lâactif et le passif de la succession. Les héritiers doivent également indiquer au notaire toute opération passée effectuée par le défunt, comme un achat, une vente, la constitution dâune société, ou une donation.
Effectuer les obligations légales liées à la succession
Après avoir dressé un bilan et évalué le patrimoine du défunt, le notaire accomplit les formalités fiscales relatives au décès. Ces démarches incluent lâétablissement dâune attestation immobilière ou dâune déclaration de succession. Lors de cette étape, les héritiers doivent également payer les droits de succession, ainsi que les impôts qui en découlent, dans les six mois suivant le décès.
Le notaire publie lâattestation immobilière au service de publicité foncière. Les héritiers peuvent alors décider de partager les biens totalement, ou partiellement, ou de rester dans lâindivision.
Partager les biens immobiliers
A ce stade, les héritiers peuvent décider de partager, en revendant le bien et en bénéficiant chacun de sa quote-part. Sâils souhaitent rester en indivision, alors il leur est recommandé de signer une convention qui organise la gestion de cette indivision.
Les héritiers peuvent à tout moment sortir de lâindivision, en décidant de partager, même plusieurs années après le décès de leur proche. La seule condition, câest quâils soient tous consentants et que cela se fasse à lâamiable.
Régler les frais de succession
Les différents frais de succession sont à la charge des héritiers, ils sâappliquent sur lâactif net du bilan, en dehors des dettes. Le coût nâest pas le même pour tous les héritiers, il dépend du lien de parenté. Ainsi, les conjoints sont exemptés, alors que les enfants et les petits-enfants payent entre 5 et 45% du montant total du patrimoine hérité.
Dâautres frais viennent sâajouter aux coûts de la succession, comme les frais relatifs à lâétablissement de lâattestation de propriété et à sa publication, qui varient entre 0,5 et 2%, hors TVA. Dâautres frais sont à payer en cas de partage du bien immobilier.
Tous ces frais varient selon la durée de la procédure, le montant des frais de notaire, la nature du dossier et sa complexité, la taille de lâhéritage, ainsi que la valeur du bien immobilier.
Déclarer lâhéritage
Les héritiers doivent faire une déclaration de succession, au centre des impôts, dans les six mois suivant le décès. Cette procédure est effectuée avec lâaide dâun notaire, et elle nâest pas nécessaire si la valeur du bien ne dépasse pas 50 000 euros pour les successions directes, et 3000 euros pour les autres héritiers.
En attendant, entretenir le bien ou le débarrasser
Même sâil ne sâagit pas dâune démarche administrative, cette étape revêt une grande importance dans le processus de succession. Le temps de régler lâhéritage, il faut en effet penser à préserver le bien immobilier, afin que son état ne se détériore pas, sâil est resté vide après le décès de son propriétaire.
Pour cela, la première solution est de penser à visiter le logement fréquemment, de lâaérer, de mettre le chauffage et de réaliser les entretiens de routine. Cela permet dâéviter les excès dâhumidité ou lâusure des objets et meubles à force dâêtre renfermés.
Une autre alternative consiste à débarrasser le logement en faisant appel à une entreprise spécialisée, qui offre un service de débarras dâencombrants. Ces professionnels du métier soulagent les héritiers de cette tâche émotionnellement lourde, en proposant des solutions de débarras sur mesure.
Ces entreprises de débarras sont en mesure de réaliser lâinventaire, de trier les affaires, de vider et nettoyer le logement, et dâenlever les encombrants.
Ces prestataires garantissent également le respect total des affaires personnelles ou familiales, comme les photos, les vêtements du défunt, les lettres ou les bibelots.
No Comments yet!